Dix ans après l’espoir créé par l’idée d’une Taxe Tobin, l’Altermondialiste a disparu.
Jamais les gouvernements n’auront su s’entendre pour modifier - ou juste réguler - notre économie. L’Europe elle-même est au bord du gouffre, en grande partie pour les mêmes raisons.

Comment créer une nouvelle économie ? Comment passer outre les intérêts particuliers ? Comment répondre aux défis de la mondialisation ? Quels outils pour une nouvelle finance soucieuse des enjeux du 3ème millénaire ?

La Monnaie Libre !

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10 ans après la vague de la taxe Tobin, le constat est le même et aucun changement ne se profile à l’horizon de l’économie mondiale.

Pire, au nom du droit au développement — économique — de l’Inde, de la Chine et de l’Amérique du Sud (entre autres), la libéralisation de la Finance progresse et aucune pensée ne semble pouvoir la contester.

Notre économie est inégalitaire.

20% de la population mondiale détient 90% des richesses, 2,8 milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, vivent avec moins de 2 dollars par jour. On le sait trop.

Ca se retrouve sur Wikipédia, c’était il y a 6 ans :

Les altermondialistes considèrent que la mondialisation par le marché n’est pas un synonyme de progrès humain, celle-ci ne profitant, selon eux, pas équitablement à tous. Ils estiment que la croissance des inégalités et la pauvreté permanente dans le monde sont des effets pervers du libre marché mondialisé.
Les altermondialistes dénoncent particulièrement l’inégalité croissante entre la proportion des plus riches et des plus pauvres de la planète, qui a augmenté depuis 1960, qu’ils attribuent à la mondialisation plutôt qu’aux causes internes à ces pays. Selon le rapport 2001 du PNUD, 1% des plus riches mondiaux disposent d’un revenu cumulé égal à celui des 57% les plus pauvres. De plus, pour 45 des 77 pays disposant d’une statistique sur l’inégalité de revenu, celle-ci a cru à l’intérieur des pays entre 1960 et 1990, renforçant les inégalités intra-nationales.
Ils pointent également que entre 1990 et 2000, malgré l’accroissement des forces productives, illustré par le doublement du PNB mondial, le nombre des victimes de la faim n’a pas évolué significativement (+/- 810 millions de personnes).

Notre économie n’est pas démocratique, c’est marqué dans Wikipedia…

Critiques théoriques du libéralisme économique

A partir de là, les critiques, héritiers de Henri Lacordaire, voient dans le libéralisme l’instauration de la loi du plus riche, une forme de ploutocratie. Il y a certes une différence entre une ploutocratie et un marché politique : dans un marché politique, le riche doit transférer une partie de sa richesse à ses adversaires (et pas seulement à ses amis) pour obtenir une décision politique conforme à ses souhaits, ce que ne font ni les ploutocrates, ni les hommes politiques dépensant des fortunes en propagande. Mais les critiques ne considèrent pas cette différence comme suffisante, en supposant qu’ils la voient : dans leur perspective où le politique peut légitimement tout, il est bien évident pour eux que l’investissement politique est le plus rentable du monde, et que les vainqueurs n’auraient aucun mal à récupérer leur mise, faisant du marché politique un marché de dupes pour les vendeurs de leur droit. Alors que, dans la perspective libérale, ce détournement n’est pas possible, puisque le pouvoir politique ne peut que ce qui lui est spécifiquement délégué.
On notera que, pour que la critique aie une portée, il faut supposer que les organes politiques sont légitimes. Et que, paradoxalement, cette critique émane généralement de gens qui estiment que les organes existant ne sont pas assez démocratiques, et donc pas assez légitimes.

une ou telle ponction sur les flux économiques et financiers pourrait atténuer voire corriger ses effets mais, sans accord inter-Etatiques, le capitalisme court à l’absurde.
Sa logique même d’accumulation est mise en cause : dans un monde fini (ou les ressources de l’environnement ne sont pas infinies [ni même toutes renouvelables {c’est donc les usages qui doivent s’adapter}]) notre économie est aveuglée par la somme, le Capital.

Elle ne voit pas les coûts écologiques (environnementaux et sociaux), ne valorise pas les échanges humains, l’expression, la connaissance : l’être.

Comme le dit pudiquement Gilles Rotillon dans Libération d’hier,

aujourd’hui, le degré de coopération des pays ne semble pas suffisant pour que de telles taxes puissent voir le jour à court terme.

Nous crions qu’il y a urgence écologique (sociale et environnementale), mais comment réformer « par le bas » une économie tiraillée entre les pays et les intérêts ?
il faudrait pouvoir passer au-dessus…

Pierre Noël Giraud notait, à propos de la taxe Tobin qui a donné naissance à Attac, que «

si les gouvernements des pays les plus riches étaient d’accord pour une telle taxe, c’est qu’on aurait atteint un niveau de consensus qui pourraient être utilisé à prendre en des mesures plus utiles en particulier à uniformiser et à relever la taxation des revenus des capitaux, corrigeant ainsi la dimension fiscale de l’inégalité capital-travail.

»

Le système peut et doit être réformé.

L’organisation ATTAC résume le souhait des altermondialistes de modifier les règles des grandes institutions internationales comme suit :

Une réforme radicale des institutions financières internationales, fondée sur une remise en cause de l’organisation actuelle des pouvoirs au sein du système financier international, constitue une condition politique préalable à la construction d’un mondialisme alternatif fondé sur le pouvoir des peuples et sur une nouvelle conception du développement durable.

Le « logiciel » de l’économie « reprogrammé » ? : au sens propre.

Bernard Lietear

The Information Age has already spawned new kinds of currencies: frequent flyer miles are evolving toward a “corporate scrip” (a private currency issued by a corporation) for the traveling elite; a giant corporation you never heard of is issuing its own “Netmarket Cash” for Internet commerce; even Alan Greenspan, Chairman of the Federal Reserve, foresees “new private currency markets in the 21st century.”

1,900 local communities in the world, including over a hundred in the US, are now issuing their own currency, independently from the national money system. Some communities, like in Ithaca, New York, issue paper currency; others in Canada, Australia, the UK or France issue complementary electronic money.

BL: (…) it is interesting that societies that are using different kinds of currency have also very different collective emotions concerning money. The generally accepted theory-dating back to Adam Smith-is that money is value neutral. Money is supposed to be just a passive medium of exchange. It supposedly doesn’t affect the kind of transactions we make, or the kind of relations we establish while making those exchanges. But the evidence is now in: this hypothesis turns out to be incorrect. Money is not value neutral.

The degradation of the environment due to short-term financial priorities can similarly be addressed with pragmatic money innovations. Short-term thinking is shown not to be due to human nature, but to the prevailing money system. It is also possible to reverse this process, by using a currency designed specifically for multinational trade and contracts which would make long-term thinking a spontaneous process, focusing the attention on long-term sustainable solutions without the need for regulations or taxation. Historical precedents have proven such results, some of them lasting over several centuries.
Money, according to Lietaer, can be defined in several ways: “Money is information about the way we exchange energy,” he says. “Money is an agreement within a community to use something as a medium of exchange. The agreement can be conscious or unconscious, coerced or free. Most of us don’t consciously choose our money. We have an opportunity to change that. The Internet is a space where that is possible to do. I expect a flourishing of money systems in the coming years. 95% of these experiments will fail. But the 5% that succeed will change the world.”
The point is: if money is an agreement within the community to use something as a medium of exchange, we can create new agreements, can’t we? That is exactly what people are already doing all over the world. So why don’t we do it here? If we’re waiting for conventional currency to solve all our problems, aren’t we waiting for Godot?

Changer les règles du système, le faire évoluer démocratiquement, lui apprendre nos règles et lui imposer nos valeurs.

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Avec l’open-source est apparue la Communauté.
Elle pousse le système à son comble tout en garantissant la liberté.

Le monde du libre

Ces dernières années, il a remis en cause notre vision de l’informatique. Il ont défini les règles et s’impose peu à peu {tant sa logique nous est familière}.

[modifier] Open-Source (ekopedia)
L’expression Open Source caractérise les logiciels dont le code source est visible et librement modifiable sous certaines conditions, ces conditions peuvent être plus ou moins strictes. La formulation de ces conditions constitue d’ailleurs le critère principal qui différencie le logiciel open source du Logiciel libre.
Le fait de disposer des sources d’un logiciel ne suffit pas à dire qu’il est Open SourceTM. Dans tous les cas, on se référera à la licence d’utilisation du logiciel.
Par ailleurs, une confusion peut exister entre les termes logiciel libre (free software) et open source. Bien que tous les logiciels libres rentrent dans les critères de l’Open SourceTM, l’esprit qui anime les logiciels libres (copyleft) et les règles plus restrictives qui les composent incitent à clairement les différencier.
[modifier] Logiciel libre
Définition d’après Richard M. Stallman:
L’expression logiciel libre correspond au terme anglais free software. Comme ce dernier est ambigu en anglais, free pouvant signifier « libre » ou « gratuit », on voit le terme français « libre » de plus en plus utilisé, même en anglais.
L’expression « logiciel libre » fait référence à la liberté pour tous (simples utilisateurs ou développeurs) d’exécuter, de copier, de distribuer, d’étudier, de modifier et d’améliorer le logiciel. Plus précisément, elle fait référence à quatre libertés pour un individu ayant acquis une version du logiciel, définies par la licence de ce logiciel :
la liberté d’exécuter le programme, pour tous les usages (liberté 0) ;
la liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de l’adapter à ses besoins (liberté 1) ; pour cela, l’accès au code source est nécessaire ;
la liberté de redistribuer des copies, donc d’aider son voisin, (liberté 2) ;
la liberté d’améliorer le programme et de publier ses améliorations, pour en faire profiter toute la communauté (liberté 3) ; pour cela, l’accès au code source est nécessaire.

Linux a définitivement empêché Microsoft d’asseoir son monopole sur les systèmes d’exploitation des ordinateurs. Open office sur celui des logiciels d’édition.

La bataille se porte désormais sur les normes de transmission de données, comme les formats de fichiers (open doc X. M. L….).

Mais le libre de plus que résister : il s’impose.

L’intérêt d’un entrepreneur mondial dans le « Far-up » d’Internet, est d’établir une norme. Comme Rothschild et ses chemins de fer.

La course (guerre ?) économique se déplace donc vers une norme encore supérieure (mais) de plus bas niveau, le coeur du système, lien universel et norme mondiale de fait, sa clef : la monnaie.

Ebay, avec Paypal et Skype, Google et Microsoft, tentent de se transformer en moyen de paiement. Interface d’Internet, LE point d’accès aux médias, il veulent ponctionner les flux.

[modifier] Monnaie libre
Une monnaie libre consiste en un ensemble de règles et processus qui définissent l’émission, l’évolution, la circulation et la consumation d’une monnaie ouverte, suffisante, décentralisée, poste-à-poste (P2P) et démocratique. Elle appartient au domaine public tout comme les logiciels ou les productions intellectuelles du logiciel libre. Elle est conçue, développée, testée, documentée et mise en circulation de manière collaborative, chacune de ses parties pouvant être transformée et améliorée par quiconque. Les monnaies libres sont désignées sous le terme d’Open Money en anglais, suivant les travaux de Michael Linton et Ernie Yacub à l’origine de cette vision.

il s’agit de préserver le fameux “temps de cerveau humain disponible”. Le risque de marchandisation totale de la société existe dans la tentation technologique du contrôle monétaire absolu, de l’observation en temps réel de l’ensemble des échanges humains afin de les orienter au profit de quelques-uns, et non pour le profit de tous.

Anticiper ce mouvement, c’est considérer la monnaie comme un logiciel, noyau central. Nous accédons alors au rouages de la société. Une monnaie libre, open-source, s’affranchit des « limites » des monnaies actuelles.

L’idée même de monnaie prend toute son ampleur, librement déployée et perfectionnée sans cesse par des contributeurs.
(L’affiliation est un exemple aujourd’hui, les SEL également)

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Une monnaie libre

on reprend tout :
les gouvernements ne parviennent pas à trouver rapidement une forme d’organisation pour décider à un niveau mondial. En conséquence, il est impossible de mettre en place une taxe Tobin ou un Revenu Universel.

La clé de l’économie est dans la main (ou autour ?) libre du marché.

Une monnaie libre est une fenêtre ouverte sur l’économie, de l’usage et du sens de la monnaie jusqu’au coût écologique global(environnemental et humain) de nos activités humaines.

Ce microscope donne à voir l’économie sur une échelle de M (masse monétaire) à 1.

Mais une monnaie libre, c’est surtout l’accès aux rouages et son usage.

J’ai identifié six clés, chacune ouvre des voies à la résolution de questions de notre époque.

1. La Valorisation

Dans notre monnaie libre, les biens sont valorisés - pour une part variable - en fonction de leur coût écologique (environnemental et humain).

Dans un premier temps, celui de la recherche de l’ère écologique, une taxe proportionnelle à l’impact écologique estimé de la production sera prélevée. L’optimisation de l’appareil de production de l’entreprise revient alors à investir pour répondre aux exigences de certifications écologiques (environnementale et sociale pour commencer) de son activité.

Plus les conditions de travail sont bonnes, moins les salaires coûtent (sont taxés et/ou élevés).

Cette monnaie fait le pont avec l’économie sociale et solidaire, les économies alternatives, SEL, troc ou don.

Some money systems can preserve this gift mechanism.” Example of money systems that preserves the gift aspect of communal energy exchange are formal systems for keeping track of the value of goods or services exchanged between members of a defined group.

barème co-élaboré
le coût tend vers zéro pour du pur éco solidaire.

Le système tend ainsi vers le renouvelable équitable, véritable écologie Terrienne.

Premier réflexe : une seconde monnaie (en fait, c’est un vase communiquant {stratégie})

RD: Do you think complementary currencies really can transform our planet?

BL: Yes. Bali is a perfect example that long-term use of a dual yin-yang currency system creates a different society. Thirty percent of a Balinese adult’s life happens in the space of the yin, feminine currency, which is the time currency. In contrast, we spend close to
100 percent of our time in the masculine, yang, competitive currency.
That 30 percent of time spent on community activities creates another society, where everybody can become an artist, where the community fabric is stronger, where the social safety net is reliable, where abandonment is unknown. It nurtures an extraordinary feeling of trust and a higher quality of life.

Notion de taxe ?
Proportionnelle à la non-conformité des règles de l’entreprise avec la norme ouverte telle qu’établie par la communauté.

2. La Maîtrise des flux

rev. 12 mars 2007

La monnaie… «ouaibe » ? no-monnaie ?
no–m, noem (ise)
distribution du revenu universel en noem, comment ?
Carte magnétique rechargeable, échange par contact.
Mieux que le matelas
c’est le porte-monnaie mondial.
L’argent circule tellement vite que l’humanité peut en prendre une part quotidienne.

C’est la base du revenu universel : la ponction directe sur les flux.

Désarmer les marchés, par Ignacio Ramonet (Monde Diplo, décembre 1997)

Quotidiennement, quelque 1 500 milliards de dollars font de multiples allers et retours, spéculant sur des variations du cours des devises. Cette instabilité des changes est l’une des causes de la hausse des intérêts réels, qui freine la consommation des ménages et les investissements des entreprises. Au taux de 0,1 %, la taxe Tobin procurerait, par an, quelque 166 milliards de dollars, deux fois plus que la somme annuelle nécessaire pour éradiquer la pauvreté extrême d’ici au début du siècle.

Deux modes de distribution possibles :
– le revenu minimum universel quotidien, genre un euro par jour
– la monnaie partagée, le porte-monnaie mondial (voir 6.)

L’entrée dans la réalité du concept de noem se fait par la création d’une entreprise chargée de distribuer le revenu universel. Pour cela elle distribue une carte de monétarisation à chaque humain sur terre.

(Nous ne pouvons pas nous permettre de laisser un google capter les flux monétaires pour des intérêts privés. Cela doit être un projet ouvert.
Nous ouvrons la monnaie.)

3. Création de Valeur

Au début, je cherchais vainement une opération magique, comme une économie négative, « complexe » comme en mathématiques. J’en arrivais à séparer la valeur sociale de la valeur environnementale ou créative.
Valoriser le temps de cerveau disponible. Son usage. L’économie du spectateur. Votre attention vaut de l’argent. Des gens payent pour ça. Enfin : des marques.
La véritable richesse est dans l’expression, l’échange humain.
[« Les oiseaux du ciel ne sèment ni ne moissonnent »]

C’était là la création de valeur : la création de richesse.

Si on oublie l’aspect ouvert, on retombe dans une vision moins dynamique de la monnaie, de l’économie. La monnaie est la financiarisation de notre économie. Notre façon d’observer les échanges économiques reflète aujourd’hui une économie qui valorise les masses inertes. Les intérêts sont acquis par de l’argent immobilisé. Cette création de valeur doit au contraire intervenir lors de l’échange. Plus cet échange est gratuit, valorise l’humain plus que la prédation de la planète, plus il crée de la valeur.

Contrairement au système “capitaliste”, qui valorise l’immobilisé, c’est dans l’échange qu’a lieu la création de valeur.

Dans un tel système optimiser notre économie revient à sauvegarder la planète, développer les échanges humains, aider l’Autre.

Pour la mettre en place, nous allons la créer ensemble. Cette nouvelle économie va capter l’ancienne.

RD: So the Third World is just being abandoned?
BL: Yes. Entire continents. Africa for instance has been dropped off the world economic map for most practical purposes.

RD: And re-envisioning and re-engineering money itself could change this?
BL: Correct. And the good news is that such re-engineering of money has started to happen if one knows where to look.
BL: Practically all Balinese participate in a dual currency system. The first is the conventional national currency (the Indonesian Rupiah); the second is a time currency where the unit of account is a block of time of approximately three hours. This second currency is created and used within the “banjar.” This is a community entity consisting of between 50 and 500 families. It is in each banjar that the decisions are made democratically to launch any big community project. It could be to put on a festival or build a school. For each project, they always make two complementary budgets: one in the national currency, and one in time. That second currency-called “narayan banjar” (meaning work for the common good of the community)is created by the people themselves. They don’t have to compete in the outside world to obtain that second currency, and it fosters cooperation between the members of the community. I call it a
yin currency-it’s more feminine in nature. And it complements the national currency, which is a competitive currency and therefore of a yang, or masculine, nature.

4. Evolutivité

Bâtir une démocratie à l’échelle mondiale.

Article de Libération, pages Rebonds, « planète : trouver les bons remèdes » par Gilles Rotillon.

on comprend bien, par exemple, que le chantage à la délocalisation serait inefficace si tous les états (disons que la plupart) étaient d’accord pour la refuser. Mais aujourd’hui nous sommes loin d’une telle mondialisation politique. Le mouvement syndical international est exsangue et les partis politiques s’organisent sur une base essentiellement nationale. Seuls les O.N.G. se placent d’emblée au plan mondial. Mais leurs contradictions internes et leurs analyses, qui auraient pu le plus souvent être avancées il y a 40 ans, font penser que, plutôt que d’être au début de solution, elles sont surtout l’expression de ce besoin d’une coordination politique au niveau mondial

Parce que la monnaie est le lien (cf. Mauss), c’est à partir de la communauté de la monnaie que nous allons bâtir une démocratie mondiale. Pour influencer la définition de la monnaie, tout le monde sera là. Mais la communauté sait veiller.

Si nous voulons une démocratie mondiale, il faut créer/bâtir le lieu de la confrontation. Il ne peut être privé : il sera libre.


How long would any government last in a country if you had to repeatedly cut back on education programs, social programs, building roads and all other programs?” How could that make a stable democratic government possible? Like I said, it’s a chicken and an egg sequence.

There is no way of winning in the current monetary game, particularly for the less developed countries. It’s not accidental that investments in the Third World have dropped proportionally by a third since 1975. Currently, investments happen mainly between developed countries, and that trend isn’t going to create a sustainable world anytime soon.

C’est le coeur de la stratégie.

La monnaie est une valeur quantique, lien et coeur, à tous et chez tous en un même instant, 1 vaut 1 et autre chose pour chacun.

Nous allons par le plus bas niveau fonder une démocratie numérique globale, par delà (ou deçà ?) l’intergouvernemental.

5. Numérisation

Un nouvel âge de l’écologie politique est la cybernétique, le virtuel : nous allons devoir décrire les dangers du virtuel, faire respecter les lois, en protéger l’existance.

Le monde virtuel se crée dans un joyeu bordel où dominent des mammouths incontrôlés (M$, Ebay, Amazon, Google) mûs par leur seule logique informatique, économique et industrielle, qui croit en la technologie. Des félicistes en vérité, comme des bugs du système, des virus.

[modifier] Discussion (ekopedia)
Toute plate-forme logicielle publique destinée à développer et administrer les monnaies libres (comptes, banque, épargne, correspondance offre-demande, compensation, informations brutes et statistiques, outils de rapport et d’analyse) devrait être open source, libre, gratuit, publiquement accessible et améliorable.

6. Le Capitalisme

pour financer le porte-monnaie universel, une sorte de tampon, Proxy, cache-richesse.
Car la richesse distribuée est celle produite, quelle que soit la rhétorique experte, savante ou guerrière.

Le porte-monnaie mondial est l’idéal de la monnaie, une monnaie devenue non-rare (la négation de sa définition classique).

Imaginons que chacun sur terre soit en possession d’une carte de paiement à débit immédiat branché sur la richesse mondiale. La symbolique du pouvoir de l’argent, son sens de la valeur, est renversé. Chaque dépense inutile se fait au détriment de tous.
Tout échange non écologiquement neutre est alors un coût. Le système économique mondial favorise désormais structurellement ce que certains appellent « la décroissance ».




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